vendredi 30 avril 2010
Paraguay et Bolivie
Hier en fin d’après midi il y avait une manifestation de travailleurs ouvriers boliviens. Ils défilaient dans les rues demandant une hausse de 5% du salaire minimum. En Bolivie il correspond à 657 bolivianos ce qui représente 69.4 euros. L’augmentation souhaitée est de 32 bolivianos soit 3.4 euros. Pour vous donner une idée du niveau de vie, le loyer mensuel d’une chambre simple non meublee, sans cuisine ni eau et avec toilettes en commun coûte environ 420 bolivianos (44.4euros). Ce fut très impressionnant de voir des milliers de gens défiler dans les rues à coup de pétard et de dynamite pour gagner seulement quelques bolivianos de plus. Je vous envoie le lien avec quelques photos :
jeudi 22 avril 2010
Bolivian Indigenous People Sound the Alarm on Climate Change
Je suis en ce moment en Bolivie a Cochabamba a la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre Mère. Je viens de publier un article sur le site de la conference, voici le lien http://envivo.cmpcc.org.bo/Bolivian-Indigenous-People-Sound?lang=fr
My name is Melody Freyburger and I am a French teacher and sociology student working on social movements in Latin America. I heard about the conference when I was in Brasil last week, and decided to take a bus from Rio de Janeiro. After 4 days of travel I eventually arrived in Cochabamba and saw the last three days of the conference. When I arrived I was amazed by the diversity of cultures represented at the event. This conference, organised by the Bolivian government, is really a people’s event : free entrance, free water and even free lunches! (unlike some of the world social forums, where local people could not afford to buy food). Here, it is local people who are selling food. Viewed from above, the conference looks like a patchwork of colours and cultures. Bolivian mamitas and papitas are in traditional dress everywhere, chewing coca leaves, and chatting with Europeans and North Americans. All ages are present, from the old to the young, and even very young people like Ricardo, a twelve-year-old Cochabambino working hard to collect as much information as possible for his school. From formal group panels to ongoing working groups to self-organised events, anyone can participate and take the floor (as long as you feel confortable enough to talk in front of so many people – but that is another matter.)
Bolivia, one of the poorest countries in the world, has organised the World’s People’s Conference on Climate Change and the Rights of Mother Earth. Why? Because more than 50% of the Bolivian population is indigenous. As we know indigenous people live very close to nature; as Pedro, an indigenous Kallawaya man from La Paz says, “We live through nature.” They are more likely to be affected by climate change than people from the western countries who live in cities and comfortable houses. They live by subsistence agriculture, which means that when the seasons change and they can’t cultivate their food, they cannot eat. Pedro adds, “Nowadays the seasons are disturbed … sometimes there is a lot of water that destroys everything, and sometimes there is no water at all.” Edmundo, also Kallawaya, adds, “and if there is no water, we die.”
Inhabitants of cities, of course, have the option of working a little more to pay for water, if the price increases; indigenous people do not have such options. When their houses are destroyed by heavy rains, they don’t have insurance policies to pay for damages or build a new house. The only option for them is to leave their beloved pachamama (mother nature) and find another place to live. If they have to cross borders, other issues arise. Countries protect themselves from unwanted climate refugees through strict immigration policies (as explained by No Borders Network in their workshop). This happens not only in the USA and Europe, but also in countries such as Bangladesh, among those at greatest risk of climate change. There, according to No Borders, inhabitants are already “protected” by a real wall which prevent them from escaping, if by any chance there were thinking of seeking help abroad.
This is why indigenous Bolivians are sounding a wake-up call to western countries. But the question remains the same: how can we actually develop a world policy on climate, when the main polluters are not taking part into the event? As a Peruvian indigenous woman from the group Conversaciones con la Madre Tierra said, “We should not be sad about what is happening because everything is in our hands”. The purpose of this event was also to raise awareness, and share information. Once we have access to the information, there are actions that each one of us can do in our everyday lives, habits we can start changing. For example, what can we start doing now that we know that the meat industry is one the major source of pollution?
vendredi 16 avril 2010
Chapitre intéressant : la nourriture

Quel bonheur que de pouvoir siroter une eau de coco sur la plage, ou de déguster un sorbet de fruit de la passion!Ce que je préfère au Brésil ce sont les fruits et les légumes frais toute l’année, car il fait chaud été comme hiver. Quel joie de découvrir chaque jour de nouvelles saveurs, je me sens comme un enfant explorant le monde. Il y a des fruits que je ne connaissais point avant d’arriver ici, même en passant par le Mexique : siriguela, pinha, umbu, kaki, jaca (photo avec le marchand de fruits ambulant) pour n’en citer que quelques uns.
On trouve bien sûr ceux qu’on exporte chez nous en plus savoureux : banane, ananas, mangue, papaye, fruit de la passion (j’adore), acérola, goyave, etc. Quand on arrive en Amazonie alors là c’est le pied ! Je découvre encore d’autres nouveaux fruits comme par exemple le cupuaçu un délice!

A Rio, on trouve à chaque coin de rue un « buibui » où on peut boire des jus de fruits et manger des « salgados » (genre de beignet à la viande ou au fromage) littéralement des salés ...et ce n’est pas peu dire car dans les restaurants et à la maison la nourriture me paraît excessivement salée. Les desserts sont à l’inverse excessivement sucrés peu comparable à nos patisseries françaises. Le plat typique de base se compose d’une viande (porc, boeuf ou poulet), de riz et/ou pâtes, de feijão (les traditionnels haricots secs que je dégustais matin-midi-soir chez les zapatistes du Mexique) et d’une feuille de salade et une rondelle de tomate pas mûre. (Ceci reste très enigmatique pour moi : j’ai silloné le Brésil de Rio à l’Amazonie et il semble impossible de trouver des tomates rouges savoureuses alors qu’il fait 30 degrés en moyenne à l’année. Désolée pour les Brésiliens mais les meilleurs tomates restent celles du jardin de mon père !).
Par contre la révélation de ce séjour en matière alimentaire fut le jus/milshake d’avocat. Eh oui, dans ce pays l’avocat est un fruit et se vend au kilo car il est énorme (un avocat pèse entre 500g et 1kg). Pour déguster ce breuvage savoureux il faut mixer de l’avocat, du lait, du sucre et des glaçons. (promis quand je reviens en France je vous fais goûter....)
L’ustensile de base de la ménagère brésilienne c’est le robot mixeur pour pouvoir faire des jus de fruits et une espèce de cocotte minute pour faire cuire les haricots secs parce que s’il n’y a pas de haricots à chaque repas, c’est que quelque chose ne va pas... (quand je leur explique qu’en France on ne mange jamais de haricots secs je perçois un petit tremblement, leurs yeux s’arrondissent et ils me posent tous la même question : mais qu’est ce que vous mangez alors, vous mangez au moins du riz ?
S’ils mangent tous des feijão à chaque repas on trouve des spécialités culinaires différentes dans chaque état. Ce pays est tellement grand que des fois j’ai l’impression les Brésiliens entre les différents états ne se connaissent pas.
Par exemple, je ne vous ai pas encore parlé de la sainte « Açaï ». C’est un fruit qui pousse sur les palmiers en Amazonie et qui est consommée par les indigènes depuis la nuit des temps. En Amazonie, elle fait partie du régime alimentaire de ses habitants et elle se consomme en jus/purée fro
ide avec le poisson et le riz.(photo à gauche) Selon eux l’açaï « fait dormir ». A quelques miliers de kilomètre au sud de ce pays, dans la petite ville de Rio de Janeiro, l’açaï
se consomme à chaque coin de rue sous forme de glace mélangée à du sirop de guarana (autre fruit d’Amazonie). Les cariocas (habitantsde cette ville merveilleuse) en sont fans car elle donne de l’énergie. Parle-t-on du même fruit ? (photo de moi avec l'açaï énergisante et un pain de fromage (pão de queijo) autre grande spécialité du Brésil)
Autre particularité dans les habitudes alimentaires : dans ce pays on trouve fréquemment des restaurants self-service au kilo c’est-à-dire vous payer ce que vous mettez dans votre assiette, concept intéressant non ? (attention à ne pas avoir les yeux plus grands que l’estomac car on se retrouve vite avec une facture supérieure à ce qu’on payerait en France si le prix au kilo est de 30 reais comme c’est le cas à Rio (environ 12 euros), eh oui le Brésil ce n’est plus cheap !
La viande : c'est ce qu'il y a de moins cher ici. Voici le plat de "carne do sol" (viande séchée au soleil) que l'on nous a servi dans un restaurant à Recife ( sois-disant pour 2 personnes)
Merveilles à ne pas rater... (Rio)
Rio de Janeiro cidade maravilhosa

Rio de Janeiro, la cité merveilleuse! Entre ses plages magnifiques, ses petites montagnes ses forêts et ses lacs... on se sait pas par quoi commencer. Pauvres et riches se côtoient, les favelas se développent sur ces petites montagnes, c'est eux qui ont la plus belle vue! C'est aussi eux qui ont vu leur maison emportée par les pluies récentes, évidemment ce sont des constructions illégales donc pas d'assurance...